mardi 24 octobre 2006
Little Miss Sunshine
de Jonathan Dayton - Etats-Unis 2005
RACCORD
Si le mot "jubilatoire" a été très en vogue ces dernières années, au point de devenir un de ces mots-joujous à la mode qui finissent par ne plus avoir aucune force, s'il lui en reste encore un peu, je me permettrais bien de l'employer à l'occasion de cette chronique, tant "Little Miss Sunshine" me semble être un film jubilatoire. LE film jubilatoire depuis le début de l'année. J'imagine déjà les gros titres sur l'affiche : "Un film jubilatoire - Raccord Pas Raccord", "Trop marrant - Télé Z", etc. La belle durée de vie en salles de ce petit film témoigne d'ailleurs de l'excellent bouche à oreille dont il a bénéficié. A l'heure où j'écris ces lignes, deux mois après sa sortie, il est le film le plus ancien encore classé au box office en France, juste devant "Je vais bien, ne t'en fais pas".
"Little Miss Sunshine" est un de ces films indépendants américains iconoclastes, drôles, modernes et anti-patriotiques comme il nous en parvient régulièrement. Celui-ci, s'il n'est peut-être pas le meilleur, bat en tout cas les records de drôlerie. Sur ce plan, le film est très bien construit puisqu'il monte en puissance de scène en scène jusqu'à l'explosion finale qu'il convient de ne pas raconter.
Pour le reste, il vaut mieux ne pas trop en dévoiler pour profiter au maximum de la découverte de ces personnages, embarqués dans un road movie improbable : le père, un "winner" adepte du rêve américain version "méthode coué", l'oncle universitaire homo spécialiste de Marcel Proust en pleine dépression, le grand-père grande-gueule et obsédé sexuel... la palme revenant aux personnages et aux acteurs interprétant les deux enfants. Dwayne, l'ado qui accroche des posters de Nietzsche dans sa chambre et a décidé de ne plus prononcer un mot jusqu'à l'obtention de son brevet de pilote, ce personnage il fallait l'inventer. Ca nous change des clichés d'ados soit incultes, soit intellos. Et puis la petite Olive, avec ses doutes et ses kilos en trop, est vraiment délicieuse.
En bref, aucun temps mort dans cette comédie dont le scénario distille de nombreux rebondissements. Aucun personnage faiblard, aucune erreur de casting, un film... jubilatoire. Enfin, trop marrant quoi.
AURELIEN
Commentaires
ramzi
coucou
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