vendredi 14 septembre 2007
La vengeance dans la peau
de Paul Greengrass. USA, 2006.
RACCORD ?
Le revoilà donc, le valeureux Jason Bourne, toujours en quête de son identité et toujours avec la CIA à ses trousses quelque soit l’endroit du globe ou il se trouve (Moscou, Londres, Madrid, Tanger, New York….) Troisième épisode de la saga, « la vengeance dans la peau », a le mérite d’avoir un cahier des charges clairement défini : vitesse de pointe : 200 km/h ; accessoires : un portable, une nana ; nombre de cascades : 92 ; nombre de voitures défoncées : 127, ect… Les producteurs, qui ont compris depuis le deuxième opus que ce qui fait le sel de la série c’est ce fameux héros en mouvement, ont donc concoctés une fin de saga avec deux mots d’ordre : rapidité et efficacité. Et tant pis si Matt Damon donne des signes de lassitude sur son personnage, tant qu’il aime courir, sauter, se battre et faire des cascades, ça passe… Alors, comme pour « Boarding Gate » (voir ma critique), c’est encore une épidémie de caméras digne de Parkinson, avec agitation frénétique et montage saccadé pendant 1 heure et cinquante minutes et en dolby numérique s’il vous plait, ce qui n’aide pas à avaler le brouhaha qui sert de musique… Si j’ai bonne mémoire (toujours dans la peau…), le style était bien moins paroxystique dans le premier opus qui ménageait çà et là des respirations et même une esquisse d’histoire d’amour avec le personnage de Franka Potente. Dans le deuxième, on commencait déjà à aller plus vite. Et ici, malheureusement, c’est sans temps mort jusqu’à la fin et la pauvre Julia Stiles fait presque de la figuration. Dommage. Bon, en même temps, force est de reconnaître que l’on prend parfois un certain plaisir devant cette course folle et que les cascades authentiques ont plus de gueule que n’importe quel trucage numérique. La séquence dans la gare de Londres et la course poursuite à Tanger sont à ce titre les deux moments puissants du film, et tiennent le spectateur vraiment en haleine. Et puis il y a toujours le capital sympathie qu’on éprouve pour ce Jason Bourne, personnage traqué mais malin, à des années lumières de James Bond et autres espions spectaculaires au gadgets rutilants. Le problème, c'est qu’il s’agit d’un personnage à présent « invalide » puisque la saga se termine. Donc pas moyen de savoir s’il aurait gagné à faire dans l’auto dérision voire à se racheter un petit supplément d’âme… Et de l’âme, il en manque cruellement à ce film. C’est pourquoi il est grand temps que la saga Bourne s’arrête car l’ennui guette et la franchise, malgré la vitesse surmultipliée, tourne en rond. Un peu difficile à raccorder du coup…
JOLYON
Commentaires
RACCORD MOYEN
C'est rapide comme un film d'action. D'ailleurs y'a des cascades, des courses poursuites, des bagarres, c'est cool. Mais bon, où est le scénario ? Et puis c'est un peu lassant à la fin, il ne lui arrive jamais rien à ce mec et il est capable de battre tout seul 5 ou 6 mecs, plus fort que tous les supers héros car eux ils ont des supers pouvoirs que lui n'a pas. Ah non lui c'est juste un mec normal super fort. Pourquoi ne suis-je pas né dans le bon corps ?!
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