vendredi 8 août 2008
L'incroyable Hulk
de Louis Leterrier. USA, 2007.
RACCORD PETIT BRAS
Pas de doute, il fait beau, il fait chaud, les salles sont obscures et bien fraîches et des seaux de pop corn nous attendent sur les coudées de nos sièges de velours rouge et moite… Nous sommes donc en été. Mais il s’agit de l’été américain qui, comme tous les étés, rameute une tripotée de blockbusters survitaminés prêts à envahir les écrans. Ainsi, après « Hancock » et avant le retour de Batman, voilà que débarque « L’incroyable Hulk ». Deuxième adaptation du héros Marvel, cinq ans après un premier film très bavard réalisé par Ang Lee, ce "Hulk" 2008 se voit solidement maîtrisé par Louis Leterrier, un petit frenchie de l’écurie Besson. Evidemment, c’est une commande de studio et notre Louis passe par toutes les figures imposées pour remplir le contrat : actions, explosions, effets spéciaux et moult clins d’œil à la série (avec une rigolote apparition de Lou Ferrigno, qui incarna le monstre sur le petit écran). Alors, en quoi ce blockbuster estival a t-il éveillé un intérêt chez moi ? D'abord parce que c'est un Edward Norton inattendu qui prend les traits de Bruce Banner et qui se dépense physiquement sans miner la psychologie de ce personnage de scientifique sans cesse traqué. Pour cet acteur discret et talentueux qui met rarement les pieds dans de grosses productions, je trouve qu'il s'en tire vraiment bien. Ensuite parce que la première partie du film se déroule dans les favelas de Rio, et que, pour l'occasion, nous avons droit à de surprenants panoramiques qui offrent une vision réaliste et picaresque de la misère avec toutes ses baraques agglutinées les unes sur les autres; toujours dans cette partie brésilienne, le réveil de la béte dans une fabrique de sodas et une splendide course poursuite très Jason Bourne dans les petites ruelles donnent un cachet particulier au projet. Moins réussi en revanche est la partie américaine, plus convenue, et qui débouche sur un final peu inspiré et tiré par les cheveux. Quant au super combat entre Hulk et « Abomination », c'est tout de même assez confus et les effets numériques sont un peu limites. Mais Leterrier mène correctement son affaire, avec un vrai sens du rythme et du cadrage ainsi qu'une bonne pincée d'humour pour faire passer les rayons gammas. Lui manque juste un vrai style visuel qui lui permettrait de transcender un vulgaire cahier des charges hollywoodien en quelque chose de plus personnel, un peu comme Sam Raimi avec Spiderman... Un mot sur le reste du casting ? A par une Liv Tyler qui passe son temps à minauder, on pourra apprécier les excellentes partitions de Tim Roth et William Hurt en méchants militaires qui courent tout les deux après Hulk. Un Hulk par ailleurs tout numérique et pas très effrayant mais qui fait beaucoup de ramdam quand il crie ou quand il envoie un mandale...et en plus il parle !! comme quoi, avec les géants verts, il faut s'attendre à tout, même à un bon divertissement. JOLYON
Commentaires
sympa
Sympa mais sans plus ce nouveau Hulk même si je le préfère à la version d'Ang Lee!
De mon côté, je tiens un blog sur le ciné et critiques de films.
Voici l'adresse:
http://cinemadolivier.canalblog.com/
en espérant partager des impressions!
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