x

21023233_20130729173134181

PAS RACCORD

D’emblée, « Gravity » s’impose comme une réussite technique majeure, entre réalisme du détail en mouvement et parti pris cinématographique (de nombreux plans séquences immersifs). En conséquence, le spectateur est au cœur d’une expérience sensorielle ou tout est maîtrisé. Par contre, tout l’aspect existentialiste du film est absolument vain et faux, contrairement a ce que l'on a pu dire. Sans doute, l’idée d’Alfonso Cuaron était de récupérer l’un des particularités du « 2001 » de Kubrick (la partie dans l’espace, donc) pour en faire un film à part entière sauf qu’il n’y a rien de véritablement contemplatif ni de réflexif dans « Gravity ». Enfin, le seul vrai problème concerne le personnage de Sandra Bullock, qui embrasse dés le départ une forme de pathos insupportable dont le but d’apitoyer le spectateur pour mieux l’accompagner jusqu’à la fin. Une approche émotionnelle très hollywoodienne et très balisée, qui me déçoit de la part de Cuaron, dont « Les fils de l’homme » à côté faisait figure de film adulte, sombre et intransigeant là ou « Gravity » est graphiquement virtuose mais totalement creux sur le fond…