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PAS RACCORD

Sentiment mitigé concernant cette "chambre bleue". Déjà, il Il faut attendre 45 mn et la scène d'interogatoire avec les deux personnages pour que le film démarre enfin. Sauf qu'il reste 30 minutes de film !! Avant, Amalric déconstruit en flash back cette histoire d'adultère passionnel qui finie en crime, soignant les gros plans et tirant sur le flou d'une image numérique 4:3 à la fois belle et froide. Sans doute Amalric a voulu transcendé cette histoire par un style visuel décousu et précis mais qui ne fait pas réellement office de mise en scène. Admettons pour l'étrangeté du projet, mais cela ne va pas sans un certain hermétisme qui bouffe toute émotion. Sur ce terrain, seul Almaric acteur a le temps de faire passer des choses, en amoureux désigné coupable, à la fois hagard et meurtri. En revanche, Amalric réalisateur ne s'occupe pas vraiment de Léa Drucker tant il a d'yeux (et de caméra) pour le corps de Stéphanie Cléau (sa compagne à la ville) mais dont le jeu sonne un peu faux....